Gilbert MEYER - Maire de Colmar
J'invite toutes celles et tous ceux qui souhaitent m'écrire par mail,
à bien vouloir m'indiquer aussi leur adresse postale.
gilbert.meyer@ville-colmar.fr
Lors du référendum du 7 avril dernier, vous vous êtes opposés à une très forte majorité (67 %) à la fusion des trois collectivités alsaciennes.
Ce résultat n’est pas une catastrophe pour notre région. Il ne va pas entraîner de rupture entre les deux départements qui restent forts d’une identité commune, forgée par l’histoire. Il doit ouvrir une nouvelle étape qui, je le souhaite, nous permettra de mieux organiser la coopération entre les services des trois collectivités.
Mon choix : celui de ma ville et des Colmariens
Par ma lettre aux Colmariens, j’avais analysé tous les éléments débattus ici et là. Je l’ai fait, parce que la mission du Maire est de défendre notre Ville. Le projet proposé n’allait pas dans le sens des intérêts de la Ville ni des Colmariens. Je devais donc prendre mes responsabilités et vous le dire. Ne pas le faire, aurait été irresponsable de ma part. Je n’ai donc pas hésité un seul instant, à affronter la grande masse des élus qui défendaient le Oui.
Ainsi, à une très large majorité, nous avons fait, ensemble, le choix de continuer à faire rayonner Colmar et de préserver la Ville. Colmar doit rester en effet la capitale administrative du Haut-Rhin, et la capitale judiciaire de notre région. Tant que je serai Maire de notre Ville, je suis pour vous cette garantie. Je ne ferai aucune concession, quelles que soient les pressions exercées.
Un « non », puisque Colmar n’est pas à vendre
Le projet de fusion ne répondait pas aux préoccupations de la population alsacienne. Il ne répondait pas non plus aux besoins de simplification, et d’économie annoncées. Le discours des partisans du « OUI » était incompréhensible. De surcroît, il reposait sur des contrevérités où les questions essentielles étaient oubliées. En plus, la Ville de Colmar était dépouillée…
Il nous faut à présent rebondir pour démontrer ce que nous pouvons faire ensemble. Il y a mille façons de le faire, sans fusion des 3 collectivités. C’est dans ce sens que j’ai fait des propositions au Président de la Région Alsace, le 11 avril.
Un avenir serein et audacieux, avec une ville qui gagne
Fort de la confiance que vous avez témoignée suite à mon message, j’entends porter et participer à cette réflexion. La mutualisation de certaines compétences apparaît à cet égard comme l’une des réponses les plus efficaces, à l’image de ce qui se fait sur des territoires plus restreints entre les intercommunalités et les communes membres. La preuve s’il en est : la création de la Communauté d’Agglomération de Colmar a permis de supprimer, grâce à la mutualisation, 7 syndicats intercommunaux. D’importantes économies ont été générées à la clé.Vous en êtes aussi les bénéficiaires.
La charrue avant les boeufs
Je ne cessais de dire que le projet soumis au référendum mettait la charrue avant les boeufs. Le dialogue entre acteurs alsaciens doit maintenant s’engager, sur une autre base. La presse du 22 avril dernier a relaté une expérience tentée par des Départements du Nord de la France sur la base de ce que sont mes propositions de longue date. Cette expérience avance positivement et sans fusion.
La Ville de Colmar et le futur
Le « non » colmarien doit ouvrir la page du futur que nous devons préparer ensemble. Le vote exprimé par les Colmariens le 7 avril est une position de force pour faire gagner la Ville en partenariat avec ceux qui souhaitent renforcer cette dynamique. Quelles que soient, à l’avenir, les positions exprimées par d’autres, je puis vous garantir que votre Maire aura le courage de se positionner comme il l’a fait, pour préserver notre Ville et l’intérêt des Colmariens, contre vents et marées.

M. Gilbert MEYER
Maire de Colmar