LES MESURES DE PROTECTION
- Ceux dont la peau permet le bronzage doivent, néanmoins, s’exposer progressivement (il faut 4 jours pour qu’apparaisse un bronzage naturel), et utiliser une crème solaire contenant des agents fi ltrant les UV, en renouvelant les applications après un bain et en évitant de prolonger l’exposition. Il faut se souvenir que l’on est plus exposé si l’on reste immobile que si l’on bouge, et se méfi er des UV au travers des nuages et de leur réverbération sur l’eau, et le sable (on n’est même pas totalement à l’abri sous un parasol).
- ceux dont la peau ne tolère pas le soleil, qui rougissent et bronzent peu, notamment les enfants, ne doivent pas chercher à bronzer à tout prix mais utiliser des crèmes à indice de protection élevé (tout en sachant que même les appellations « écran extrême » ou « écran max » qui ont remplacé « écran total » ne garantissent pas une protection absolue, notamment pour ceux dont la peau est particulièrement sensible) et s’exposer un minimum de temps.
Tous doivent chercher à réduire le temps passé à l’extérieur en été, en particulier dans la tranche horaire 12 à 16 heures et se souvenir qu’on est plus exposé aux UV en altitude et près de l’équateur, et que certains produits (cosmétiques, parfums, eaux de toilette, mais aussi certains médicaments) entraînent une photosensibilisation, c’est-àdire une plus grande vulnérabilité de la peau au soleil.
Des études récentes ont montré que l’utilisation des crèmes solaires, contrairement à ce qui était attendu, ne diminuait pas le risque de mélanome mais favorisait le développement de nævi (pluriel de nævus, tache pigmentée sur la peau) chez l’enfant, et chez l’adulte la prolongation inconsciente de l’exposition au soleil et l’exposition aux UVB. Le Centre international de recherche sur le cancer (C.I.R.C.) déclare sans équivoque qu’il n’y a pas de preuve d’un effet de protection des crèmes solaires contre le risque de mélanome.