Capitale des Vins d’Alsace, Colmar n’en demeure pas moins l’une des villes les moins arrosées de France…
En effet, abritée des influences océaniques par l’écran des Vosges et de ses forêts, et grâce à l’effet d’ascendance de l’air chauffé sur les collines du piémont viticole, Colmar est l’une des villes métropolitaines de France les plus sèches, c’est-à-dire l’une de celles dont la station météorologique enregistre le moins de précipitations au niveau national.
Pourtant, alors que les milieux naturels sont le réceptacle d’un niveau de précipitations qui est modéré, l’agglomération de Colmar est riche de biotopes humides (rieds, sources phréatiques, forêts alluviales), grâce à une autre caractéristique remarquable : la présence, à faible profondeur, des nappes des cours de l’Ill, de la Thur, de la Weiss, et surtout de la nappe phréatique du Rhin, plus grand aquifère européen et marqué par la constance du volume de ressources disponibles.
Les paysages induits par ces caractéristiques sont variés et parfois presque contigus : on remarque notamment qu’à vol d’oiseau, quelques kilomètres seulement séparent le sommet du Hohneck, dont la rudesse du climat très arrosé et frais s’apparente au type d’habitat existant en Islande ou en Finlande, et les pelouses sèches situées au sommet des collines sous-vosgiennes, colonisées par des espèces végétales et animales acclimatées aux milieux pauvres et secs, et qui trouvent là, pour certaines d’entre elles, leur limite d’extension septentrionale (chêne pubescent, certaines orchis, ascalaphe, mante religieuse).
Dans une région très urbanisée (environ trois Alsaciens sur quatre vivent en milieu urbain), le microclimat colmarien nous rappelle que Colmar est connue pour ses vins, sa gastronomie, ses marchés de Noël, son patrimoine architectural et culturel, mais aussi pour son cadre de vie, riche d’un environnement naturel de qualité.