L’ALCA emmenée par Claude NEUFSEL s’est distinguée en ramenant du Championnat de France, qui s’est déroulé à Callac en Bretagne fin mai, une pluie de médailles dont 3 en or.
De gauche à droite :
Frédéric GIRARD (médaille d’Argent – lancer longue distance)
Jean-Pierre REDELSPERGER (Bronze – hache 5 mètres)
Claude NEUFSEL (Or – lancer longue distance)
Anne-Laure PFITZINGER (Or – hache 4 m)
Isabelle OBERLIN (Or – couteau 3 m)
Nathalie MEYER (Bronze – hache 4 m).
Il et bien évident qu’au-delà de la technique elle-même, la discipline du lancer implique le lanceur dans sa globalité, tant sur le plan physique que sur le plan de la concentration, et ce proportionnellement à son intentionnalité.
C’est à ce moment que dans la démarche qui est celle des lanceurs, la notion d’éthique et de perfectionnement de soi se présente, que la notion de Voie peut se faire jour, aidant à une incidence positive de l’intériorité.
Les premières phases techniques acquises, la gestuelle étant parfaitement intégrée, après quelques années de pratique une autre dimension peut parfois se présenter, la perception fugace de ne plus faire qu’un avec la cible, toute notion de dispersion avec le monde extérieur n’ayant plus raison d’être.
Ainsi que l’exprimais E. HERRIGELl dans «le zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc», la flèche quitte l’arc comme le fruit mûr tombe de l’arbre.
C’est dans cet esprit de «lâcher-prise» et cette approche que nous nous rejoignons en cet écrit, le but étant de dépasser dans l’instant toute notion de séparativité entre construction technique et mentale afin de plus faire qu’un avec le centre de la cible, dans une sensation profonde d’unification.
En conclusion, nous sommes amenés à penser, tout comme vous-même probablement si vous vous êtes investi dans un art martial, que ce n’est pas tant l’autre en tant que partenaire qu’il nous faut changer selon le regard porté, mais nous-même, ainsi qu’en toute voie qui se veut et se dit de perfectionnement.
Afin de permettre l’étude du lancer, plusieurs possibilités se présentent. Du plus petit usuel, non pliant car trop fragile, et permettant aisément une pratique en intérieur et ce jusqu’à 3 mètres, la longueur totale peut se situer de 180 à 250 mm pour un poids pouvant varier de 50 à 120gr. ( cliché N° 3, rangée inférieure).
Au-delà, et de préférence en extérieur, une bonne lame de lancer devrait s’orienter davantage vers une longueur de 300 à 350 mm pour un poids de 300 gr environ. ( cliché N° 3, ligne supérieure).
Au-delà, certaines lames allant jusqu’à 500gr sont plutôt à proscrire de par la sollicitation trop intense demandée à la musculature et aux articulations, notamment lors de séances d’entraînements prolongées.
Les techniques utilisées peuvent varier, mais nous n’allons en citer que les 3 principales, les plus utilisées en pratique à l’entraînement et lors des championnats.
Chacune de ces techniques pouvant se pratiquer selon la distance de jet désirée et évidemment variable selon les facultés et perceptions de chaque lanceur.
L’idéal étant que tout couteau de lancer doit pouvoir être saisi par la lame ou par le manche ou poignée, éléments que l’on trouve sans difficultés dans les couteaux monoblocs dits « squelettes » ou ceux à double plaquettes.

La première, la prise par la pointe, la plus généralisée et la plus aisée, se fait par la prise horizontale ou verticale de la lame, le couteau ainsi projeté ne faisant qu’un demi-tour dans l’espace avant d’arriver pointe en avant afin de se planter dans la cible.
Cette technique n’est bien souvent efficace que jusqu’à 3 mètres mais peut être très précise.
Lorsque nous parlons de précision en lancer, il faut sous-entendre que le centre de la cible touchée mesure environ 8cm de diamètre, ou se trouve être de la dimension d’une carte à jouer ( cliché N° 6).
En exemple, le fait de parvenir à planter une fois sur trois en moyenne dans un tel centre de cible reste le privilège d’un très bon lanceur.
Seconde technique utilisée, la prise par le manche, en prise dite « marteau » permet au lanceur de s’éloigner, le couteau faisant à ce moment un tour complet dans l’espace avant de se planter dans la cible.
Troisième technique utilisée, la même prise par le manche ou poignée mais avec en accompagnement le pouce au-dessus, dite « marteau modifiée », cette façon de saisir permettant encore de ralentir la rotation et de gagner en possibilités de recul, ces deux techniques étant utilisées par la majorité des lanceurs lors des jets à 5m et plus…
Au-delà, tels les jets à 7m par exemple, il nous faudra envisager un tour et demi par la lame, voir deux tours avec saisie par la poignée.
Nota : rappelons-nous que lors de l’entraînement, il nous faut éviter de lancer sur un arbre vivant et à sauvegarder. Prendre le temps de choisir une souche, des planches, ou l’idéal, une tranche d’arbre fixée sur panneau, tel lors des championnatsEn Europe, concernant les lames, les dimensions actuelles requises en championnat sont de 23 cm de long minimum pour 6 cm de large maximum. La longueur ne devant pas dépasser en général 40 cm.
Concernant la dimension des cibles, depuis septembre dernier lors du tournoi à titre « Européen » à Fontainebleau, les cibles comportant 5 zones au lieu de 4 furent adoptées à l’unanimité. L’intérêt conséquent étant l’harmonisation pour tous les pays européens, ainsi que l’extension de ce concept aux USA, ceux-ci envisageant de passer en parallèle au système métrique en vue de rencontres internationales.
Les nouvelles dimensions du visuel sont en partant du centre :10cm (noir), 20cm (blanc), 30cm (rouge), 40cm (blanc) et 50cm (rouge). (les résultats d’un dernier sondage effectué en France donnant la priorité à un centre de 8cm)
Les hauteurs du sol à l’axe de la cible peuvent varier de 1m35 à 1m65.
En Europe, les distances traditionnelles de jet lors des tournois sont de 3 m, 5 m et 7 m.
A cela s’ajoute l’épreuve dite « longue distance » consistant à lancer par franchissement de zones tracées au sol espacées de 3 m, et ce en 3 essais possibles.
Chaque distance franchie par un planté comptabilisable permettant de reculer, et ce en bénéficiant à nouveau de 3 essais supplémentaires.
Concernant le lancer de haches ou «tomahawack», ( minimum 500gr) les distances sont de 4 m (1 tour) et 7 m ( 2 tours). L’épreuve dite « longue distance » obéissant aux mêmes règles que celles du lancer de couteaux
Les installations se situent à la Société de Tir Colmar 1889 - Avenue de la Foire Aux Vins - 68000 COLMAR.
Dans la mesure du possible et lorsque les conditions météorologiques le permettent, les entraînements e déroulent le samedi après-midi (à partir de 14h00-15h00) et le dimanche matin (à partir 9h00-10h00).
